Actualités

Inondations dans le vignoble bordelais
mars 2026

Des sols saturés par des semaines consécutives de pluies record ( 323 mm en janvier et février soit deux fois plus qu’en période normale), de forts coefficients de marées (8 jours à plus de 90), puis à la fin du mois de février les tempêtes Nils et Pédro, ont provoqué d’importantes crues de la Garonne et inondé de nombreuses parcelles de vigne.

 

Parmi les 91 communes de Gironde reconnues en état de catastrophe naturelle pour crues et inondations , environ 75 concernent le vignoble bordelais. 

Voici un tour d’horizon des appellations viticoles concernées.

 

  • Entre-deux-mers (située entre la Garonne et la Dordogne), vaste secteur viticole qui longe les rives et palus souvent inondables.
  • Bordeaux et Bordeaux Supérieurs du Libournais : Libourne, Sainte-Terre, Saint-Denis-de-Pile, Saint-Médard-de-Guizières, Abzac, Coutras,…
  • Graves : Podensac, Portets, ..
  • Blancs liquoreux de la rive gauche de la Garonne : Preignac, Barsac, …
  • Blancs liquoreux de la rive droite de la Garonne : Sainte-Croix-du-Mont, Loupiac, …
  • Côtes de Castillon : Castillon-la-Bataille, …
  • Fronsadais : Fronsac, Saint-Michel-de-Fronsac, la Rivière
  • Graves de Vayres : Vayres, Arveyres
  • Cubzaguais : Saint-André-de-Cubzac, Cubzac-les-Ponts, …

 

Conséquences pour les viticulteurs concernés 

 

  • Accès aux parcelles difficile ou impossible entraînant des retards dans les travaux à réaliser et notamment le travail de la taille à cette période de l’année.
  • Nettoyage des terres : désinfection des sols, (les longues périodes d’eau stagnante favorise l’apparition de certains champignons ou maladies du sol) vérification de l’état des ceps et du palissage.
  • Certains viticulteurs ont dû interrompre leurs activités et mettre des salariés en chômage technique.

 

Pertes économiques 

 

  • Le nettoyage des parcelles, les réparations, la location de matériel, la demande d’une main-d’oeuvre supplémentaire non prévue, pèsent sur les budgets déjà serrés de certains viticulteurs.
  • Les routes impraticables et l’impossibilité d’accéder aux châteaux entraînent des retards de livraison et d’expédition ayant pour conséquence des reports de paiement et des difficultés de trésorerie.

 

Malgré l’amélioration météo des derniers jours du mois de février  avec l’arrivée d’un temps plus chaud et sec ( autour de 17 degrés soit 10 degrés au dessus des normales saisonnières), il faut rester prudent près de la Garonne car la décrue peut être lente et quelques débordements locaux restent possibles même sans pluie immédiate selon météo France.

 

Même si ces inondations sont une goutte d’eau par rapport aux problèmes de la filière, celle-ci peut être la goutte de trop pour nombre des viticulteurs concernés. 

Pages